PROFSHADOCKO
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Simplicité
volontaire
Une vue anticonformiste...
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RIEN NE SERT D'INVENTER, encore faut- il que cela ait une réelle utilité !
DEVISE DU PROFSHADOCKO
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Que 100 fleurs s'épanouissent, que cent écoles rivalisent sans complexe
( MAO ZEDONG 1951 )
La puissance des mots est telle qu'il ne faut jamais la sous estimer...
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Son génie était si grand que sa renommée s’étendit bien vite au-delà de son village, dépassant les frontières de sa province, pour parvenir un jour aux oreilles de l’empereur.
–« On dit que tu es le meilleur peintre de mon empire et je veux m’en assurer. Je t’ordonne donc de me peindre… un cygne, que jamais des yeux n’aient vu de plus beau cygne en ce monde ; et je ferai de toi l’homme le plus riche du pays. Combien de temps te faudra-t-il ? »
–« Dix ans mon seigneur »
–« Dix ans…pour un cygne ? »
–« Dix ans pour un beau cygne mon seigneur »
–« … Bien » dit l’empereur impassible et dépité. « J’accepte ; et je viendrai moi-même le chercher. Dans dix ans, jour pour jour »
Les années passèrent.
A la date prévue, l’empereur se présenta, entouré de notables, dans la modeste maison du peintre.
–« Je viens chercher mon cygne ! où est-il ? »
–« Je vous attendais mon seigneur », répondit l’artiste ; et il alla chercher une grande feuille de papier de riz.
Toute blanche…
Il trempa son pinceau dans l’encre spécialement préparée, et devant l’assistance ébahie, il dessina d’un seul trait l’oiseau promis au maître des maîtres dix années auparavant.
–«C‘est le plus beau cygne que j’aie vu de ma vie », dit l’empereur ravi par tant de finesse et de splendeur. Je te félicite et te remercie. Ta femme et tes enfants pourront vivre riches jusqu’à la fin de leurs jours ; je leur offre, devant témoins, un palais, un lac, un bois et des champs. Mais toi, grand artiste, tu n’en jouira point car je te ferai couper la tête pour t’être moqué de moi ».
Le peintre se laissa enchaîner sans mot dire, devant sa famille en larmes, l’empereur et sa suite s’apprêtaient à repartir quand l’un de ses fils, prince du sang, lui cria d’une autre pièce où son insatiable curiosité l’avait attiré : « Père, venez voir, venez vite ! L’empereur traversa la salle à manger et rejoignit son fils dans l’atelier de l’artiste.
Par terre, sur des tables, accrochés aux murs, partout, des monceaux, des liasses de feuilles de papier de riz, avec des milliers, des millions de cygnes dessinés.
Ne soyons jamais impatients, prenons le temps de vivre et de créer, c’est la plus belle chose en ce monde de brutes. Tout comme le peintre, patiemment attelé à son œuvre, sachons goûter à la culture et au perfectionnement d’un art, quel qu’il soit et quel que soit le niveau qu’on y attache… C’est tout le contraire de la consommation et de ses avatars pervers.
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